Gorilla, Gloria

Gorilla, Gloria

Installation in situ / La borne, un buste de gorille, une clé / terreau et mousse polyuréthane / 2012
Avec le soutien de la DRAAC du Limousin et du collectif d'artistes Le pays où le ciel est toujours bleu
A voir// www.poctb.com

La borne comme îlot, la borne comme microcosme, la borne comme réceptacle, la borne comme cage. La borne comme lieu d’observation de la nature, la borne comme réserve sous vide. La borne comme boite de Pandore. La borne comme mobilier urbain à l’allure d’un white cube aseptisé, désinfecté. La borne comme boite clinique suggérant l’analyse, jusqu’à créer une tension en ce qu’elle peut hypothétiquement libérer. La borne comme un conte en trois dimensions, où se jouent des représentations d’objets ancrés dans la mémoire individuelle de chacun. Un espace clos, une tête de gorille, une clé.
La borne comme une madeleine de Proust: mon travail artistique a débuté par une rencontre avec les Orang-Outangs de la ménagerie du Jardin des Plantes de Paris. J’ai arpenté les vitrines de cette énorme cage pendant plusieurs mois. J’y ai développé un travail d’observation sur le rapport triangulaire entre les singes, le public-spectateur et moi. La borne me renvoie à cette expérience et m’interpelle par ses pertinences binaires de contenu/contenant, intérieur/extérieur, regardeur/ regardé et par son aspect esthétique et physique, à être un espace saisissable, perceptible dans sa globalité. Elle est le tremplin vers une situation insolite, une proposition fabuleuse d’une inquiétante étrangeté à laquelle je n’apporte aucune réponse, mais oû reste suspendue l’énigmatique tragédie de notre perpétuel questionnement

Gorilla, Gloria

In situ installation, La borne, gorila bust, key, earth and foam, 2012
With the support of the Artistic and Culturel Departement of Limousin (DRAAC) and the artist collectif POCTB